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Les « normes » sanguine, comment sont t-elles faites ? et à qui profitent-t-elles vraiment?

 

 

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Aperçu de « comment ont été faites les « normes sanguines » (hémogramme)? (Attention à bien lire)

 

 

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Les valeurs seuils de l’hémogramme, ne relèvent que d’un accord professionnel fort (donc purement à tire aléatoire, c’est un consensus, on considère donc la parole des dit professionnels comme fiable sans aucune opposition d’arguments). Les unités utilisées sont les unités internationales, même si les valeurs sont données (par souci de facilité de lecture) sous forme de nombres qui tiennent compte des habitudes médicales (6500 x 106 /L au lieu de 6,5 x 109 /L leucocytes par exemple). Les articles identifiés par la recherche bibliographique et concernant les valeurs de référence de l’hémogramme ont été analysés afin de vérifier si ces valeurs seuils étaient en accord avec les autres études disponibles dans la littérature ( pas grand chose quoi). Une seule étude en 1987  a été consacrée à l’établissement de nouvelles normes pour l’hémogramme prenant en compte l’automatisation de cet examen et comparant ces normes avec celles proposées par des traités d’hématologie. Cette étude portait sur 57 311 patients, de tous âges et considérés comme sains (donc  des sujets qui mangeaient sûrement  des aliments non spécifiques, fumaient, tout est possible…).

 

 

L’établissement de valeurs de référence pour les réticulocytes a fait l’objet d’études spécifiques et ceci est lié à l’apparition d’automates capables d’effectuer le compte des réticulocytes (présents dans le sang il faut préciser). L’étude de Ta rallo portait sur 936 patients âgés de plus de 4 ans, non anémiques et sans anomalies des autres paramètres de l’hémogramme. Les patients non à jeun avaient été exclus, ainsi que les femmes sous contraceptif oral, les patients prenant des médicaments et ceux fumant plus de 5 cigarettes par jour (donc celui qui fumait 5 cigarettes par jours été considéré comme étant sain! Cela donne une idée de ce qu’ils appellent « un sujet sain » dans les normes). Les résultats de cette étude, prenant en compte le sexe et l’âge des patients, mais pour le mode de vie tout n’était pas pris en compte, loin voir très loin de la, car je vous le rappel un sujet sain pour eux fume 5 cigarettes par jours… quand même, sans compter le reste de ses habitudes non spécifique au corps humain.

 

 

En France cela vos également le détours concernant ces « normes ». L’étude réalisée par l’Institut Régional pour la Santé concernait 77 381 patients (36 905 hommes et 40 476 femmes) âgés de 6 à 65 ans,  vivant dans 4 départements du Centre-Ouest (Indre, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Sarthe), bénéficiant du régime général de la Sécurité Sociale (donc les autres n’avait pas le droit de participer à l’étude, il fallait qu’ils fassent absolument partie du système, donc qu’ils soit consommateur de saloperies comme le coca cola ect), et ayant eu un examen de santé entre octobre 1989 et juillet 1990. Les prélèvements ont été réalisés à jeun entre 7 heures et 11 heures, et les mesures réalisées dans la journée (5 à 10 heures après le prélèvement) à l’aide de 4 automates identiques (seulement!). L’objectif de cette étude était de connaître la distribution des résultats de l’hémogramme, dans une population de patients en état de travailler ou d’enfants scolarisés (donc pour le corps médical quand on travail on est forcément en santé? Où est la logique la dedans?…il n’y en a pas). Il s’agissait donc des valeurs observées dans une population restreinte d’à peine 80 000 personnes sur 60 millions de français à l’époque.

 

 

L’objectif de cette étude n’était pas de définir des valeurs de référence. L’état de santé d’une partie de cette population (39156 patients considérés comme représentatifs de l’ensemble) était connu ebien précisé par une évaluation détaillée (donc 39 000 personnes seulement pris au hasard avec un mode de vie pas forcément sain, représentent 60 millions de personnes par défaut, logique tout ça ????). L’ évaluation de santé de ces patients n’avait pas pour objet d’exclure ceux dont certains paramètres de santé ou de comportement pouvaient modifier les résultats de l’hémogramme. Les valeurs des 2,5e et 97,5e centiles permettant de s’approcher des valeurs « normales», par exclusion des 5 % de la population dont les résultats figuraient aux deux extrêmes de la distribution, ont été exprimées (autrement dit,du bricolage tout ça, et depuis rien n’a été fait).

 

 

Donc dans un grand nombre de situations, les valeurs observées de l’hémogramme peuvent ne pas être comprises dans les différents intervalles définissant les valeurs normales (vous avez eu une brève vision de comment sont faites les valeurs dites « normale »). Certaines de ces situations ne sont pas pathologiques. Les anomalies constatées peuvent être considérées comme physiologiques et ne doivent pas conduire à des explorations complémentaires. Ces variations physiologiques sont liées à de nombre autres facteurs : âge, sexe, ethnie, rythmes biologiques, cycle menstruel, contraception et grossesse, stress ect…

 

 

Variation de l’hémogramme divers et varié en tout temps de la vie

 

 

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Un stress physique pour le corps,  qui est complètement anti-physiologique, fait varier de manière parfois instantané l’hémogramme

Un certain nombre d’autres facteurs physiologiques sont connus comme pouvant être à l’origine de variation de l’hémogramme : rythmes nycthéméraux, cycle menstruel , contraception et ménopause, jeûne, exercice physique, stress, anxiété et douleur, vie en altitude et bien d’autres facteurs…

Mais bien souvent l’hémogramme ne varie que très peu, car le sang doit maintenir ses constantes biologiques un maximum, et donc il le fait au détriment du reste du corps, en pompant par exemple le calcium dans les os ect, être dans la fourchette d’un hémogramme ne signifie pas pour autant  que tout va bien pour le corps.

 

Les « normes » globalement, ne s’appliquent pas à tout le monde, uniquement aux individus qui ont servis aux dite « normes « mais est-ce votre cas ? 

 

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Les patients noirs ont « pour certaines ethnies » une numération des leucocytes et des polynucléaires neutrophiles inférieure à celle des patients blancs. Ce fait, qualifié de neutropénie ethnique, a était établi par plusieurs études (Études de niveaux A et B). Cette notion classique a était confirmée, en particulier, par les études américaines du National Health and Nutrition Examination Survey.

L’étude HANES I (1971-1974) portait sur 28 043 patients âgés de 1 à 7 5 ans. L’ étude HANES II (1976-1980) concernait 20322 patients âgés de 6 mois à 74 ans. Un des rapports de ces études concernait les valeurs de référence pour le nombre de leucocytes et de granulocytes et prenait en compte l’âge, le sexe et l’ethnie. En ce qui concerne la différence entre les patients noirs et les patients blancs, les conclusions de ce rapport ont été les suivantes :

· les patients noirs, hommes ou femmes , avaient des leucocytoses inférieures à celles des patients blancs ;

· l’augmentation du nombre de leucocytes observée chez les hommes blancs, de plus de 30 ans, par rapport aux femmes blanches de même âge, n’a pas été observée pour les hommes et les femmes noirs ;

· les patients noirs avaient des taux moyens de neutrophiles inférieurs à ceux des patients blancs, alors qu’il n’y avait pas de différence en ce qui concerne les lymphocytes ;

· les éosinophiles, les basophiles et les monocytes n’étaient pas évalués dans cette étude. 

 

 

En ce qui concerne d’autres groupes ethnique,…

 

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….une étude américaine a comparé des patients blancs d’origine européenne (n = 663), des patients noirs (n = 697 ) , des patients d’origine sud américaine (n = 535) et des patients d’origine asiatique (n = 247) vivant en Californie (donc dans le même secteur). Les différences entre les patients blancs d’origine européenne et les patients appartenant à d’autres groupes ethniques ont été les suivantes :

· chez les patients noirs, il existait une diminution du taux d’hémoglobine, de l’hématocrite, du VGM, de la leucocytose et du nombre de polynucléaires neutrophiles , et une augmentation du nombre de monocytes et de lymphocytes ;

· chez les patients d’origine sud-américaine, une augmentation de la leucocytose totale et du nombre de polynucléaires neutrophiles était observée ;

· chez les patients d’origine asiatique, il existait une augmentation du nombre d’érythrocytes et une diminution du nombre de monocytes et de lymphocytes. Les auteurs de cet article ont conclu sur l’importance de la prise en compte du sexe et de l’origine ethnique pour l’établissement de valeurs de références. Nous n’avons pas identifié d’articles portant sur les valeurs normales de l’hémogramme dans d’autres ethnies.

 

Donc, je ne sais pas pour vous, mais eu vu de ces données, j’espère au moins que vous êtes au minimum un humain, pour que ce soit tout de même à 1% fiable, et que vous ne faites pas partie de la liste suivante, autrement ça va chauffer pour vous!

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Pour en revenir à du « sérieux », sachez que la notion d’ethnie, doit principalement être prise en compte et faire éventuellement récuser la réalisation d’investigations supplémentaires chez des patients noirs, jaune, amérindien, métissé ( en gros une bonne classe de la population) non symptomatiques, et ayant :

· une diminution modérée, de 0,8 à 1 g / d L, du taux d’hémoglobine, isolée cliniquement, et sans modification des constantes érythrocytaires ou du taux de réticulocytes ;

· une neutropénie peu importante (supérieure à 500 / mm3 ), isolée (absence de contexte clinique, absence d’autres anomalies de l’hémogramme) et bien tolérée (pas de notion d’infections sévères ou à répétition). Il est possible que d’autres différences ethniques existent.  ( Donc concrètement si vous êtes métissé vous emmerdez le monde pour établir des normes « correctes »…ce qui d’ailleurs n’a jamais été fait)

 

 

 

Les valeurs usuelles de l’hémogramme établies pour les patients blancs ne sont pas adaptées aux patients noirs (ni aux métissés, ni aux asiatiques, ni à rien d’autre…), elles ne sont « fiable » (en théorie!!!) que pour ceux qui ont participé aux normes ( les cobayes en question), au moment actuelle ou ces personnes y ont participé, avec les conditions de vie qu’ils avaient à ce moment. Ce fait évident, pour un peu plus de crédibilité, a quand même conduit à l’établissement des normes chez les patients noirs (seulement noirs, car c’est trop de travail sinon, il ne faut pas non plus abuser). Ces différences entre ethnies noire et blanche sont présentes dès l’enfance selon les statistiques, mais pas qu’en noir et blanc évidemment, entre toute type d’ethnie, car le mode de vie et les conditions épigénétiques ne sont pas les même partout, en tout temps, sur toute la planète.

Dans l’étude de Bao, sur 3 018 enfants âgés de 5 à 17 ans, il existait chez les enfants blancs une élévation significative des taux moyen d’hémoglobine (+ 0,7 g/dL) et de leucocytes (+ 500 x 106 /L) par rapport aux valeurs observées chez les enfants noirs. L’ensemble des ces études a été réalisé chez des patients noirs vivant aux USA (seulement aux USA oui, car tout le monde sais que les USA sont un exemple pour tous et représente tout le monde sur terre, la blague…). Donc leur extrapolation à des populations géographiquement différentes n’a pas été validée évidemment, mais pris comme référence.

 

Récapitulatif

RECAPITULER AU TABLEAU-Emmanuelle Pétermann

 

Soulignez au minimum que les normes, le plus souvent indiquées, ne s’appliquent pas forcément à toutes les populations et non plus en tout temps, sinon il faudrait refaire les normes à chaque changements qui influx sur la santé des patients ( c’est-à-dire tout), et aucun outil mathématique développé par l’humain ne pourra jamais prendre en compte tout ces facteurs. Le simple fait de proposer, par exemple, des normes adaptées à l’enfant ou aux fumeurs, ou aux mangeurs de macdo, ect, faciliterait l’analyse du résultat de cet examen via une « meilleure » fiabilitée et éviterait des consultations ou des explorations inutiles chez votre généraliste, mais imaginez si il fallait extrapoler un échantillon donné (fumeur par exemple) en tenant compte de toutes les autres variations épigénétiques selon l’environnement, le mode de vie, la morphologie, et le capital minéral et nerveux de la personne, ect, vous rendez vous compte de l’argent qu’il faudrait dépenser pour une telle étude ? Tout cela pour faire des normes qui sont « plus » fiables, si c’était faisable ? D’ailleurs ça ne l’est pas, mais c’est un autre sujet. 

 

 

Donc pour résumer, les normes ont été faites de manière très archaïque. Qui va prescrire un médicament ? Oui c’est le médecin, en tenant compte des normes bien souvent, mais « scientifique » qu’il est, à t-il pris le temps de se renseigner sur tout ça ? Certains probablement, mais pour la majorité (vu les statistiques de la consommation de médicament) nous pouvons dire que non, car beaucoup prennent les prises de sang comme des outils de diagnostic primaire, alors qu’il n’est même pas secondaire, il n’est rien d’autre qu’un outil utilisable dans les cas d’extrême urgence, dans les servissent d’urgence. D’ailleurs cet outil doit être utilisé pour appuyer un diagnostic en tenant compte de la physiologie et de tous les éléments nécessaires, peu de médecins le fond aujourd’hui. Certains éléments sur une prise de sang peuvent être utiles, mais voyez vous même comment sont faites les normes, il faudrait dans le cas de prise de sang établir la « norme » propre au patient et même dans ce cas ce serait du bricolage, car dans le corps humain il n’y a pas que le sang, il y’a la lymphe, les sérums extra et intra-cellulaires qui ont un rôle primordiale dans la santé des cellules. Le sang n’est qu’un élément, il ne rend pas compte de la santé globale du corps humain, des chiffres ne sont pas forcément indicateur de l’état de santé global.

 

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Les laboratoires qui travail avec les normes, jouent donc bien trop souvent, sur la peur des analyses, et le fait de ne pas être dans la « norme » qu’ils ont eux même pondu. Je pourrait tout aussi bien faire des « normes » de « qui sera digne d’être humain » en extrapolant des paramètres que j’ai moi même choisi pour que cela m’arrange. Les analyses ne relatent donc pas la « vérité » physiologique et donc les fourchette de normes sanguine actuelle ne reflète en rien la santé. 

 

Rajoutons que le sang ne peut être étudié que dans un corps et non en dehors de celui-ci, car sinon le microbiome ( génome humain…le vivant) présent dans ce sang, fait varier tout les éléments responsables de l’harmonie de ce sang , car comme disaient les anciens ( hippocrate ect) ont ne peut pas étudier la vie sur un corps mort car c’est un non sens, et on ne peut donc pas étudier la vie sur un échantillon hors de son milieu d’origine. Pourquoi donc, le système allopathique ( médecine d’urgence je le rappel) continu à tourner sur ces façon d’analyser, et ces normes? C’est à vous de trouver la réponse, et n’y voyez pas forcément des complots partout.

 

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